Les MONROE  de France, une longue histoire

La branche française des Monroe est issue d’un personnage mythique qui a vécu au XVIIème siècle en Ecosse et en Irlande.

 

La tradition familiale (par référence à un manuscrit de Charles Dieudonné Monroe rédigé en 1727) nous dit qu’il était un proche des Chefs du Clan Munro.

 

Ardent Cavalier, il s’engagea personnellement dans la lutte contre Cromwell pour la défense de la dynastie Stuart. Les échecs militaires de son camp entraînèrent vers 1650 sa proscription et la perte de ses biens et de son nom.

 

Exilé en Irlande, il rejoignit son parent le Général O’Neil Roe et prit son nom.

 

Ce noble écossais s’appelait Ulysse Monroe.

 

Nombre de ses descendants portent encore le nom « Monroe dit Roe ».

 

Ce sont Ulysse et sa femme Marie Brady qui élevèrent Edmond et Charles Roe après la mort prématurée de leur père Owen seul fils d’Ulysse. En raison des liens qui unissaient les Monroe à la famille royale des Stuart, Charles Roe qui avait une douzaine d’années, fut confié à Jacques II (Jacques VII d’Ecosse) lors de son exil à Saint-Germain en Laye chez son cousin Louis XIV. L’arrivée de Charles en France se situe vers 1686. Après le traité de Ryswick qui affaiblit le Roi de France, Charles se met au service du duc Leopold en Lorraine, probablement du fait du lien entre les Stuart et les Guise. Il s’établit à Mirecourt où il épousa Marguerite Lecusson dont il eut dix enfants. Son frère Edmond qui connut la  Tour de Londres et s’en échappa, rejoignit Charles comme officier de la Garde de Leopold, mais il n’eut pas de descendant.

 

C’est donc en Lorraine liée à l’Autriche que firent souche les premiers descendants d’Ulysse sous les noms de Roe puis Roe Monroe. Les trois premières générations furent marquées par une très importante fécondité, mais assez malheureuse puisque un siècle plus tard seules trois lignées porteuses du nom feront souche jusqu’à aujourd’hui.

 

Parmi les figures marquantes de ce XVIIIème siècle familial citons une des filles de Charles, Marguerite, qui entra dans les Ordres comme Clarisse et devint abbesse de son couvent de Mirecourt. Deux petits-fils de Charles, François-Joseph et Antoine-Eugène s’illustrèrent en Autriche, notamment au cours de la Guerre de Sept Ans qui opposa la Prusse à la France et à l’Autriche. L’un se fit appeler von Roe et l’autre von Monroe. Celui-ci fit partie de la Garde Noble qui accompagna Marie-Antoinette sœur de l’empereur d’Autriche Leopold lorsque celle-ci vint en France épouser le Dauphin futur Louis XVI . Les deux frères terminèrent  leur carrière comme Général Major. Ils n’eurent pas de descendants masculins.

 

A la génération suivante, rappelons aussi les noms de Claude Roe Monroe officier de Hussards en France ainsi que celui de sa jeune sœur Marie-Anne qui lors de la Révolution Française sauva (à l’âge de 14 ans) de la guillotine son père et ses frères aînés par une courageuse intervention auprès du Comité de Salut Public de Lyon où sa famille vivait alors.

 

Au cours du XIXème siècle les Monroe de France établis dans la région de Lyon dans de belles demeures  s’implantèrent aussi en Savoie,  en Dauphiné et dans le Midi. Grâce à une paix durable, le métier des Armes céda la place aux professions du Droit. Ainsi voit-on Charles-Henri-Dieudonné petit-fils du petit-fils du premier  français  Charles, s’illustrer comme premier Président de la Cour d’Appel de Chambéry. La famille de sa femme Laure Gavinet était d’Avignon. Ils firent souche dans cette région sous le nom de Girardon de la famille du célèbre sculpteur. Rappelons ici qu’un ancêtre d’Anthony Chamier, membre du Conseil de CMA, était originaire de la région d’Avignon et que subsiste un monument commémoratif  à son nom. Cette famille avait dû quitter la France pour cause de protestantisme. Destins croisés !

 

Toujours au milieu du XIXème siècle, deux frères Charles-François-Donald et Louis-Eugène portaient encore le nom de Monroe. L’aîné engendra la nombreuse famille des Drouas et le cadet établi au château de Chervé dans la Loire, par son mariage avec la belle Valentine Turin – peut-être issue de la Maison de Savoie… – eut neuf enfants. Parmi eux trois entrèrent dans les Ordres. L’une fut Carmélite à Rome, l’autre Fille de la Charité et le troisième, François, jésuite missionnaire en Alaska pendant 40 ans. Une des filles, Isabelle, par son mariage avec Joseph Richard, industriel soyeux à Lyon donna naissance à une nombreuse descendance. Un des fils, Jacques, mon grand-père, renoua avec la carrière des Armes, s’illustra au cours de la Grande Guerre qu’il termina comme Général Commandant le 15e Corps d’Armée puis commanda à Marseille la 15e Région Militaire. Le plus jeune des Monroe «de Chervé», René s’établit en Argentine avant de revenir dans la belle demeure du Bretail. L’aîné des neuf, Louis-Augustin, est l’aïeul des familles Gourd et Reding.

 

La première et la deuxième Guerre Mondiale suivie de la Guerre d’Indochine firent payer aux Monroe un lourd tribut : six d’entre eux tombèrent dont l’un, Donald, lors du Blitz allemand sur Londres en 1944. Il était reporter pour la VIIIe Armée Britannique.

 

Les Monroe de France ont toujours gardé un lien étroit avec leurs «cousins» d’Ecosse.

 

(voir plus loin la rubrique « La relation France-Ecosse au sein de CMA »)

 

Les Huards 31 Octobre 2006 Donald Monroe

 

La relation France-Ecosse au sein de CMA

 

Les Monroe de France ont toujours gardé un lien étroit avec leurs «cousins» d’Ecosse.

 

Nombreux sont-ils à être accueillis sur leur terre d’origine, à Auchenbowie, chez Alexander Monro ou à Foulis chez feu le chef de Clan Patrick Munro of Foulis.

 

En1986, lors d’un rassemblement des Monroe de France, Hector chef actuel du Clan Munro et sa femme Sarah étaient présents dans la Drôme, à Grâne et à Nodon.

 

En 1987, une vingtaine de français étaient à Foulis.

 

Dix ans plus tard, Hector, accompagné d’Anthony Chamier, participait à la réunion au Bretail, prélude à la venue d’une quarantaine de français au Gathering de 1997.

 

En cette année 2006, le Clan Monroe France (CMF) créé en 1998 sous l’égide du Clan Munro Association s’est  réuni avec environ 200 ressortissants au Château de Lacoste en Périgord, chez Edouard et Marie-Christine de Bastard, pour préparer un «débarquement» très pacifique sur la terre d’Ecosse à Foulis les 28 et 29 Juillet 2007.

 

La Auld Alliance est bien vivante.

 

Ci-dessous les membres 2007 du Conseil d’Administration de CMF :

Donald Monroe   Président – 9 rue Charles V - 75004 Paris

Hervé Monroe   Vice-président – 67 rue George Clémenceau 69110 Ste Foy les Lyon

Guy Monroe   Vice-président – Morestin – 42120 Perreux

Véronique Dubault    Secrétaire – 19 rue Jean-Philippe Rameau 91440 Bures sur Yvette

Marc  Estrangin     Trésorier - Rue du Fossé -26400 Grâne

Tanguy Cuzon du Rest - Lan Kermane – 56470 St-Philibert

Brigitte Favre de Thierrens – 33 avenue René Coty – 75014 Paris

Thibault du Foussat – 10 rue Durieu de Maisonneuve – 33000 Bordeaux

Emmanuel Gourd – 15 bis chemin des Hautes Bruyères – 69130 Ecully

Pierre Heegaard – Stalden 20 – 1700 Fribourg Suisse.  

Yves Richard – 2 rue Cuvier – 69006 Lyon

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